TOUR OPERATORS ESPAGNOLS DU 18 AU 23 /11/2016

Le 31/12/2015

Message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2015 et du Nouvel An 2016

Yaoundé, le 10/02/2015

Discours du Chef de l'Etat S.E.M Paul Biya à la Jeunesse Camerounaise à l'occasion de la fête du 11 février 2015

Découvrir le Cameroun

Aperçu historique

L’histoire du Cameroun plonge ses racines loin au-delà des expéditions des navigateurs et commerçants occidentaux et des conquêtes coloniales. Depuis la préhistoire, ce pays était habité, comme l’attestent de nombreux objets en pierre taillée et polie trouvés dans presque tout le territoire.

Quelques faits et dates marquants constituent des repères importants de l’histoire de ce pays qui depuis l’antiquité était le point d’aboutissement de migrations diverses.

 

L’origine du nom «Cameroun»

Le pays doit son nom à un navigateur portugais, Fernando Pô, arrivé en 1472 sur l’île qui aujourd’hui porte son nom. En accostant sur le fleuve Wouri, Fernando Pô fut émerveillé par la quantité de crevettes qu’il y avait dans ce fleuve. Aussi dénomma-t-il le fleuve Rio dos Camaroes qui signifie Rivière des Crevettes. Le mot Camaroes connut des traductions successives, les Allemands le traduisant par Kamerun et les Français par Cameroun. Ce nom fut utilisé pour désigner au départ rien que la ville de Douala, avant d’être étendu à tout le pays.

 

De la période coloniale à l’indépendance

L’on peut affirmer que le Cameroun n’a jamais été une colonie au sens propre du terme. L’histoire coloniale de ce pays puise beaucoup dans ses échanges commerciaux avec l’Europe. Ainsi, dès la fin du XVe Siècle, les navigateurs et commerçants portugais sillonnaient les côtes camerounaises à la recherche des esclaves qu’ils gardaient dans l’île de Sao Tomé en attendant leur embarquement pour l’Amérique. 

En 1841, les premiers missionnaires protestants, Joseph Merrick et Alfred Saker arrivent au Cameroun, notamment à Douala. Les chefs doualas, notamment les chefs Akwa et Bell, avaient déjà signé le 10 juin 1940 avec le Gouvernement britannique un accord interdisant le commerce des esclaves.

Un traité de protectorat sera signé le 12 juillet 1884 entre le Chef Akwa de Douala et le Gouvernement allemand. Aussi les Allemands s’installent-ils peu après à Douala où ils ouvrirent des entreprises tout en assurant la paix. A partir de Douala, ils occupèrent tout le territoire malgré la résistance de nombreuses tribus. Deux personnes ont marqués cette résistance face aux Allemands : Rudolphe Douala Manga Bell, pendu à Douala le 7 août 1913 et Martin Paul Samba, fusillé à Ebolowa.

Avec le déclenchement de la première guerre mondiale, l’Allemagne, vaincue par la France et la Grande Bretagne, perd le Cameroun. Ce pays est donc placé sous mandat de la Société des Nations, administré par la France et la Grande Bretagne qui prennent respectivement la partie orientale et la partie occidentale. Avec le déclenchement de la deuxième guerre mondiale et la création du Conseil de Tutelle de l’ONU, le Cameroun passe du statut de territoire sous mandat à celui de territoire sous tutelle. 

Des institutions de représentations (Assemblée Représentative du Cameroun – ARCAM –Assemblée Territoriale du Cameroun – ATCAM – et Assemblée Législative du Cameroun - ALCAM) sont crées dans la partie sous administration française. Les membres de l’ALCAM sont élus au suffrage universel. Sa première session, tenue le 10 mai 1957, sera l’occasion d’adopter l’hymnele drapeau et la devise du Cameroun. Cette partie du pays sera sous autonomie interne du 1er janvier 1959 au 1er janvier 1960, jour de la proclamation de son indépendance et de la création de l’Etat du Cameroun.

 

 Les symboles de l’Etat du Cameroun

Drapeau
Armoiries
Sceau
Devise
Paix - Travail - Patrie
Hymne National:
O Cameroun, berceau de nos ancêtres
 
Le texte de L’Hymne National:
O Cameroun berceau de nos ancêtres,
va debout et jaloux de ta liberté,
comme un soleil ton drapeau fier doit être,
un symbole ardent de foi et d'unité,

Que tous tes enfants du Nord et Sud,
De l'Est a l'Ouest soient tout amour,
Te servir que ce soit leur seul but,
pour remplir leur devoir toujours;

refrain:
Chère Patrie, Terre chérie,
Tu es notre seul et vrai bonheur,
Notre joie, notre vie,
A toi l'amour et le grand honneur.

refrain:
Chère Patrie, Terre chérie,
Tu es notre seul et vrai bonheur,
Notre joie, notre vie,
En toi l'amour et le grand honneur

 

Quelques repères constitutionnels du Cameroun

La Constitution de la jeune République du Cameroun est adoptée par référendum le 21 février 1960.

Le 5 mai 1960, Son Excellence Ahmadou Ahidjo fut élu Président de la République.

Le 11 février 1961, une partie du territoire sous tutelle britannique choisit, par référendum, de se rattacher à la République du Cameroun tandis que l’autre partie choisit de rester rattacher au Nigeria.

Le Cameroun devient ainsi un Etat fédéral avec deux Etas fédérés (l’Etat fédéré du Cameroun Occidental d’expression anglophone et l’Etat fédéré du cameroun oriental d’expression francophone), une dualité de systèmes juridiques (avec le système français dans la partie francophone et la Commonlaw dans la partie anglophone).

A l’issue du référendum du 20 mai 1972, le Cameroun adopte une forme unitaire, avec la suppression des institutions fédérales. Son appellation cesse d’être République Fédérale du Cameroun pour devenir République Unie du Cameroun. En 1982, en vue de la consolidation de l’unité nationale retrouvée, l’épithète « Unie » est supprimée dans l’appellation du Cameroun qui devient République du Cameroun, son appellation actuelle.

Le 6 novembre 1982, suite à la démission d’Ahmadou Ahidjo, Paul BIYA, alors Premier Ministre depuis 1975, accède à la Présidence de la République où il sera conforté par l’élection anticipée du 4 janvier 1984.

A l’issue du congrès de l’UNC du 24 mars 1985 à Bamenda dont est issu le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, s’ouvrent l’ère du renouveau et l’important chantier de modernisation de la vie politique qui aboutit en 1990 à l’adoption d’une série de lois dites lois des libertés au rand desquelles la loi sur les partis politiques et la loi sur la liberté d’association. Plusieurs partis politiques viennent alors enrichir le paysage politique camerounais.